Charlie dit avoir des envies de suicide, pour mourir en ayant toutes ces facultés, et ça se comprend. Mais il pense à charlie, toujours là qui attend son heure. Il a du mal à lâcher, il essaye de ne pas dormir. Il devient irritable.
Lors d'une séance de psy avec Strauss, il le compare à un barbier dans une jolie image (p 227) Puis il vit une sorte d'hallucination, à la frontière de la conscience. Une sorte d'expérience hors du corps (NDE je crois qu'on dit?), mais aussi, l'image double de la caverne, de l'ombre et de la lumière... on retrouve l'image donné dès le début du livre, ainsi que la caverne de platon. Il fait d'ailleurs une citation. Mes souvenirs sont très flou de ce que j'avais appris en philo, donc pardonnez mon imprécision, mais il me semble que l'image de la caverne c'est la lumière du feu qui fait danser des ombre sur les murs, et que ce sont les ombres que l'on prend pour la réalité, alors que c'est une réalité déformée, un truc comme ça.
"les hommes de la caverne diraient de lui qu'il est monté et qu'il est redescendu sans ses yeux" : la connaissance, aussi aveuglante que la lumière lorsque l'on sort des ténèbres, peut être destructrice ?

Charlie va au labo passer les tests habituel, mais il s'énerve, il ne veut pas se voir décliner... car il constate bien qu'il met plus de temps pour le labyrinthe. Et lors du test avec les images, il a un trou de mémoire brusque (joliment raconté, p 233). Il raconte ce qu'il voit, et encore une fois rien n'est anodin :
une femme qui nettoie le sol -> sa mère.
Non, un homme avec un couteau -> idem
Deux formes qui se disputent une poupée, écartelée -> lui
non, deux visages derrière une fenetre : toujours lui
Il dit qu'il ne veut plus passer de tests, qu'il n'est plus un animal de labo, et jolie image encore une fois :
"j'ai dépassé votre étage en montant, maintenant je le dépasse en descendant, et je ne crois pas que je reprendrais cet ascenseur" (en plus, il quitte le labo par l'ascenseur)
Charlie s'isole, il a du mal à lire car il ne comprend plus tout. Il prie Dieu de garder une partie au moins de ce qu'il a acquis... Il se perd la nuit, n'arrive plus à retrouver son chez soi...
Alice vient le voir, elle veut profiter d'être avec lui tandis qu'il est 'à son niveau'. il est froid, décidé à rester seul, mais elle insiste, l'embrasse, et il se rend compte qu'il ne panique pas. l'ancien charlie a comprit que ce n'est ni sa mère, ni sa soeur... alors il fait l'amour avec Alice, et c'est un grand bonheur pour lui. Il la compare à ariane, qui l'aide à sortir du labyrinthe. Il se rend compte que l'union de leurs corps est comme une attache solide, une aide pour lutter contre vents et marrées, pour ne pas se faire emporter, pas tout de suite. Il estime, ni plus ni moins, que ceux qu'ils possèdent "est bcp plus que ce que la plupart des gens trouvent dans toute une vie".
Il fait des crises d'amnésie, semble oublier qui il est et où il est. Il veut lutter, pour Alice, mais c'est peine perdue. Il est très irritable envers elle. Puis sa motricité diminue, il se cogne partout.
Il regarde la tv, ne peut plus en décrocher, conscient qu'elle s'adresse à l'enfant qui est en lui, et qui est entrain de reconquérir son cerveau. Réflexion saisissante de vérité :
"pourquoi est ce que je regarde tjs la vie a travers une fenetre ?"Il a oublié l'allemand, et toutes les langues... Avec Alice rien ne va plus, ils n'arrivent pas à se comprendre. Elle trouve qu'il s'apitoie sur son sort et ne supporte plus le désordre. Hors ses disques brisés sont le signe extérieur de ce qui lui arrive à l'intérieur, pas étonnant qu'il souhaite les garder tel quel. Cela lui permet de voir physiquement ce qui est invisible et qui se passe en lui (j'ai personellement eut de même un rapport toujours très étroit entre ma chambre et mon état intérieur, pas vous ?).
Charlie croit qu'Alice lui parle mal, mais c'est en fait qu'il ne comprend plus ce qu'elle veut dire, elle lui est 'supérieure' désormais. Elle cherche à le pousser à lire etc, et lui ne le supporte pas, cela lui rappelle sa mère. Alors elle part. Mais après, il se dit qu'il est sur un escalator, et que s'il le monte à contre sens, en lisant, en continuant à apprendre, peut être ne descendra t'il pas tout en bas, peut être pourra t'il faire du sur place.
Malgré tout la lutte est difficile, il passe du temps 'vide', juste à observer par la fenêtre, et s'en rend à peine compte. Et quand il reprend Don quichotte, il sait bien qu'il ne comprend plus grand chose et ça l'enrage
a la façon dont il écrit, on voit qu'il est retourné à un stade antérieur. Il dit lui même chercher des mots simples dans le dico.
Il rapporte observer la voisine quand elle sort de sa douche, et voir les filles dans les magasines ça l'excite aussi... Il a un autre rapport a la femme et à la sexualité.
Il a des maux de têtes. Il oublie ce qu'il a à faire, comme réparer la tv, mais il continue de déposer des fleurs sur la tombe d'algernon. Se rappelle t'il seulement en quoi cette souris était 'spéciale' ?
Il se remet à faire des fautes... et dit ne plus arriver à relire ses anciens compte rendus car il y a pleins de mots qu'il ne comprend plus. Il a toujours conscience que les gens se moquent de lui, et sait qu'il a été un génie.
Il continue son retour en arrière : il retrouve son travail à la boulangerie, se fait dessus quand on l'embête... au moins les anciens de la boulange le défendent. Peut être sont ils content d'avoir retrouver 'leur' charlie. A noter que charlie donne une seconde chance à celui qui l'a embêté : il a tout de même acquis des choses de son expérience de 'telligent'.
Il oublie, et se retrouve dans la classe pour le soir d'alice, ce qui la bouleverse. Il se rappelle alors vaguement l'opéaration, et, réplique culte :
"j'ai dit mon dieu cette fois c'est vraiment du charlie gordon"Il va a l'asile pour ne plus faire de peine aux gens. Il dit avoir acquis des choses de son expérience. Maintenant il sait qu'il a une famille. et qu'il étais une personne "juste comme les autres"(là je suis un peu sceptique... Comme tout le monde dans le sens être humain sûrement ?). Il souhaite a nouveau être un telligent, il se souvient de son plaisir à lire.
Il dit se rapeller quelque peu de ce charlie intelligent... et que parfois, il a le sentiment qu'il l'observe par la fenêtre. La boucle est bouclée...