Pour continuer dans le jeu des comparaisons (décidément, ce roman s'y prête), je dirais qu'il me fait également un peu penser (juste vaguement) Ã
Rendez-vous avec Rama, avec cette exploration d'un site extra-terrestre dont l'homme ne sait rien (ou fort peu de choses).
Sinon, pour rebondir sur ce que disait Julien hier, nous apprenons que Muller est atteint d'une affection terrible (donc, El Jc, c'était bien dans le chapitre 2

) et que (est-ce lié ?), il semblerait être le seul humain à pouvoir remplir la mission qu'on attend de lui.
(Rawlins) Et il est le seul homme qui puisse réussir ... ...
(Boardman) Une fois déjà , la Terre lui avait confié une mission identique et c'est cela qui l'a démoli.et Julien nous écrivait :
Boardman en pensant à Muller
"Qu'est-il devenu après ces neufs années? Peut-être pire qu'avant? Peut-être est-il simplement devenu comme tout le monde? Si c'est le cas, pensa-t-il, que Dieu nous vienne en aide!".
En l'occurrence, être devenu comme tout le monde peut vouloir dire avoir perdu une capacité spéciale.
Quoi qu'il en soit, je trouve le suspens plutôt intéressant et le rythme assez soutenu sans pour autant négliger de creuser la personnalité des trois principaux personnages.
En vieux briscard de la SF j'adore évidemment ce passage lors duquel les robots tentent de trouver une voix sûre.
Tout le cynisme de Boardman apparaît quand on sent qu'il est prêt à envoyer au plus tôt des hommes, quitte à ce qu'ils y laissent leur vie.
Je ne vous le cache pas, je suis comme un gosse pour le moment.
D'où cette question cruciale : et si la SF c'était plutôt pour les garçons et la fantasy pour les filles ?
(genre, je suis le premier à la poser cette question)
Allez-y, déchaînez-vous.
Je vous aide un peu :
la SF c'est technique, c'est une affaire de mecs.
La fantasy, c'est plein de princesses et de beaux chevaliers.
